20Le Pétrarque d’Yves Bonnefoy se montre donc érotiquement plus proche de la terre et de ses désirs que du dualisme platonicien (et platonique) [90] ; sa traduction l’enracine dans l’Un du lieu terrestre et lui fait préférer la « grâce enfantine » [91] de Laure, et la pierre des rochers, aux ténèbres surmontant les pentes du Mont Ventoux. Voir Fabio Scotto, « Le son de l’autre : théorie et pratique de la traduction d’Yves Bonnefoy ». 19Mais l’un des buts fondamentaux d’Yves Bonnefoy dans cette traduction est de sonder « l’inexploré de la pulsion érotique » [81] du Canzoniere, « de porter la traduction d’un mot ou d’un vers un peu plus en avant que lui dans l’explicitation du désir ou du sentiment qu’il [Pétrarque] éprouve » [82], d’y faire affleurer « une pensée plus charnelle » [83]. Dans cette perspective, la traduction qu’Yves Bonnefoy donne de ce grand poème léopardien [19] — traduction que j’ai déjà analysée [20] en montrant, surtout dans sa clausule, un éloignement de la structure anaphorique et de la valeur tragique du mot « naufragar » [21] — se révèle pourtant cohérente avec ce qu’il écrit dans son essai sur ce poème, qui opposerait le rêve à la cruauté de la nature, et l’esprit à l’ennui, pour « désirer le non-être comme le refuge paradoxal de la réalité proprement humaine » [22], jusqu’à le percevoir comme le lieu illimité de l’infini. Pareillement, la cataphore adjectivale « immense » postpose le déictique italien « quella », de manière à souligner la grandeur de l’Empire romain avant sa chute : « Dei nostri avi famosi, e il grande impero/Di quella Roma, e l’armi, e il fragorio/Che n’andò per la terra e l’oceano ? Courbés, le dos chargé d'une masse noire, Certains semblent attendre, d'autres s'effacent. […] Elle sera alors comme un chiffre de transparence ; elle annoncera un mystère » ; Yves Bonnefoy, D’où peut-être la définition d’« intarissable, Je souligne. L’infinito des Canti est, d’après Yves Bonnefoy, le texte qui mieux que tout autre témoigne de la proximité-différence unissant Leopardi au romantisme : car il remplace la tendance romantique à l’identification avec le symbole (qui correspondrait à l’état d’esprit du poète) par le rêve de qui souhaiterait « […] s’évader du monde visible […] se perdre dans l’abîme de l’incréé » [18]. Les deux occurrences italiennes du même mot « inganno » (v. 2 et 4) sont rendues par les deux termes différents d’« illusion » et de « rêves », signe d’une attitude exempte de tout littéralisme. On voit bien ici la pensée critique à l’œuvre dans le travail d’interprétation et de réécriture qu’entreprend Yves Bonnefoy : si la poésie doit coïncider avec « la capacité d’aimer » [23] et d’espérer, Leopardi, dont il ne nie ni l’amertume ni le désarroi face au taedium de l’existence, ne peut nullement être le poète du désespoir [24] ; mais il sera capable d’« avoir l’intuition qui permet à la poésie de sortir de l’impasse où la pensée du non-être risque de la faire se perdre » [25]. You might also want to visit our International Edition. You are currently viewing the French edition of our site. La reproduction de l’hyperbate de l’original (« Or poserai per sempre,/Stanco mio cor. 17Ce souci d’incarnation de la poésie dans un intra-mondain constamment en dialogue avec l’autre monde du rêve ne peut se passer d’une réflexion préalable sur la forme du sonnet, qui définit, comme le cadre d’une peinture, l’espace du poème et le temps qu’il condense : d’où la volonté de « donner priorité à la récréation de la forme et le faire assez hardiment pour que celle-ci, coûte que coûte, se retrouve forme vivante et prenne ainsi un texte aujourd’hui trop peu parlant dans un resserrement qui pourra peut-être, en accentuant la netteté de chaque figure, en raviver les couleurs » [68]. 18En ce qui concerne les autres solutions adoptées, on peut remarquer une tendance stylistique très fréquente à l’articulation en deux fragments de certaines images qui en principe n’en font qu’un. allemand → espagnol. Paroles et traductions - Yves Bonnefoy: Aux arbres, Le puits, L'écume, le récif, Tombeau de Stéphane Mallarmé, Un souvenir, La foudre, L’arbre, la lampe Est la vie, et jamais rien d’autre. 5 -5% avec retrait magasin 35€ Vendu par LIBR CHAPITRE 1 neuf à 35€ 7 occasions dès 20€48 Ajouter au panier Raturer outre - broché Suivi de Soient Amour et Psyché. Une fois définies ces prémisses théoriques, la praxis d’Yves Bonnefoy agit sur la forme du sonnet en respectant la structure strophique traditionnelle de l’original, avec pour seules exceptions les sonnets CCXXV et CCXXVI [71] où, comme il arrive pour certaines de ses traductions des sonnets de Shakespeare [72], l’on assiste à une incrémentialisation de la quantité globale des vers : celle, ici, des deux quatrains italiens qui deviennent deux quintils. » [45], 12Le poète-traducteur sait parfois saisir le moment précis où cette reproduction phonique est possible (au point qu’on ne puisse y renoncer) — ce qui est plus probable, il me semble, entre deux langues philologiquement aussi proches que l’italien et le français. À remarquer aussi — avec les modulations explicatives « sans un souffle » et « au-dessus des toits » — la suppression de l’adverbe locatif « di lontan », et le recours à la syncope rythmique par intensification de la ponctuation « désigne,/Sereines, […] ». Collectif Yves Bonnefoy Christophe Gallaz Nicolas Raboud Christian Zacharias Nadja Maillard Marie Andr é. 10Le contre-exemple de la traduction des premiers vers de L’infinito fait preuve, en l’occurrence, d’un souci de fidélité plus sourcier, lorsqu’avec le choix du singulier « cette haie » [39] il résiste à la tentation de traduire « questa siepe » par un pluriel (« ces haies ») — solution qui aurait alors suggéré une tout autre sorte de paysage : celui du rêve d’une possibilité pour le poète de « chercher plus loin, voir plus loin, espérer encore, malgré la mort, comme le berger dans les dunes de l’Asie » [40] ; car il lui faut garder l’idée substantielle et spatio-temporelle d’« un sentiment très marqué de la proximité et même de l’ampleur de “questa siepe”, de “cette haie-ci”, toute proche […] » [41]. Yves Bonnefoy. L’exemple de la traduction du Canto notturno di un pastore errante dell’Asia [27] témoigne de cette pensée à l’œuvre dans et par la traduction, comme son essai Traduire Leopardi [28], où Bonnefoy justifie la liberté qu’il a prise de traduire la locution italienne « seguirmi viaggiando a mano a mano » [29] — qui signifie en italien peu à peu, et a donc une valeur temporelle — par « Ou me suivre, main dans ma main près du troupeau » [30] ; en assumant donc, par ce glissement métonymique, la responsabilité d’« assurément dire plus que Leopardi, si ce n’est pas même dire autre chose » [31] du fait de sa conviction qu’une identification de la lune (interlocutrice muette du pasteur) avec la femme dont le poète a rêvé, est possible : 9La nécessité et le courage de l’interprétation sont à la base de cette décision traductrice, à partir de laquelle d’autres découlent en chaîne : comme par exemple celle de traduire « Vergine luna » par « Ô lune,/ Ô vierge » [33], double vocatif séparant le substantif de son épithète, et supposant explicitement une vision anthropomorphique féminine du symbole (la vierge). C’est le cas du tercet final du Sonnet I : « et del mio vaneggiar vergogna è ‘l frutto,/e ‘pentersi, e ‘l conoscer chiaramente/che quanto piace al mondo è breve sogno. Fabio Scotto, « Yves Bonnefoy e Leopardi : tra critica e traduzione », J’ai créé, pour définir les conséquences de cette interprétation, le terme «. Yves Bonnefoy. 19Mais l’un des buts fondamentaux d’Yves Bonnefoy dans cette traduction est de sonder « l’inexploré de la pulsion érotique » du Canzoniere, « de porter la traduction d’un mot ou d’un vers un peu plus en avant que lui dans l’explicitation du désir ou du sentiment qu’il [Pétrarque] éprouve » , d’y faire affleurer « une pensée plus charnelle » . Il faut dire aussi que le traducteur doit se servir des moyens dont il dispose dans sa langue ; on voit que dans le même texte, le verbe français « se remémorer » rend beaucoup mieux (y compris du point de vue phonique) l’original italien « rimembrar » [44] ; on connaît bien en tout cas la position d’Yves Bonnefoy qui exclut notamment toute possibilité d’équivalence phonique entre deux langues, en raison des différences prosodiques et de la valeur autre qu’acquiert le même son dans chacune d’entre elles : « D’une langue à une autre à ce plan des sons, qui sont toujours en rapport étroit avec le sens, aucune possibilité de transposition réelle, rien que des vagues ressemblances qui n’abusent que ceux qui ne savent ni écouter ni comprendre. William Shakespeare (Auteur), Yves Bonnefoy (Préface, Traduction) 4,5 sur 5 étoiles 348 évaluations. Il est l'auteur d'une oeuvre importante, poétique aussi bien que théorique, qui interroge sans relâche les rapports qu'entretiennent le monde et la parole. Le choix de bannir tout archaïsme lexical fait inévitablement perdre certaines nuances musicales et sémantiques de la polysémie de l’original : c’est le cas du mot-clé « ricordanza » — dont le traducteur saisit pourtant bien la valeur de mot-valise contenant aussi les lexèmes italiens « cor » (cœur) et « danza » (danse) [42] —, sorte de souvenir cher au cœur dont le seul mot français de « souvenir » (utilisé dans la traduction de Alla luna [43]) ne peut nullement rendre la richesse — mais comment faire autrement en français ? Yves Bonnefoy, « La traduction de la poésie ». Compte tenu du savoir somme toute limité que le traducteur de poésie peut acquérir sur l’histoire et sur la pensée de l’époque de l’auteur, Yves Bonnefoy décide de « prendre au sérieux [s]es impressions immédiates » [58], celles « du choc qu’a produit le premier instant » [59] de sa lecture du poète italien ; car « Rester auprès de soi n’est pas nécessairement trahir l’œuvre, quand celle-ci est de poésie. Toujours dans le même poème, un procédé syncopé analogue préside peu après à l’allégorisation emphatique du mot « Nature » : à la fois par son initiale qui porte la majuscule, et par l’adjectif « onnipossente » nominalisé qui s’y rapporte (« E l’antica natura onnipossente », rendu par « De ma fenêtre, la Nature, l’originelle/ Puissance » [48]), de manière à expliciter la valeur philosophique du mot, dans le contexte de la réflexion lyrique du poète de Recanati. YVES BONNEFOY. Ce même procédé de focalisation de l’attention sur un substantif, ou sur un adjectif substantivé isolé par le présentatif, revient aussi dans l’interprétation personnelle plus libre de certains passages de l’original, comme au sonnet XXXIII : « Lorsque mon espérance entra dans mon cœur,/La presque morte » traduit « quando mia speme già condutta al verde/giunse nel cor » [78], où il est évident que « La presque morte » (qui est l’espérance) n’est qu’une invention du traducteur — et d’autant plus personnelle qu’elle semble renvoyer directement à un stylème de sa poésie récente : « la sans-visage » de « La maison natale » [79]. Fabio Scotto, « La risonanza dell’altro. » [76] Soutenue par la reproduction phonique de l’anaphore initiale en [v] de l’original (« vaneggiar vergogna ») dans le groupe consonantique [fr] (« frénesie », « fruit »), et par la traduction de « mondo » par le locatif « ici-bas », on voit là surgir l’idée que le hic terrestre est justement ce qui, d’ici-bas, s’oppose au ciel. Aux arbres : 2. Tous droits réservés pour tous pays. Collection Poésie, Mercure de France Parution : 13-04-2000 «Faut-il justifier une tentative nouvelle de traduction, quand il s'agit de l'"Ode au rossignol" ou du "Chant du pasteur errant" ? Yves Bonnefoy, « La maison natale », I, v. 9. Quelques traductions nouvelles. Le voyage de l'homme, de la femme est long, plus long, C'est une étoile au bout du chemin, un ciel. Activité du site. Cherchez des exemples de traductions Yves Bonnefoy dans des phrases, écoutez à la prononciation et apprenez la grammaire. Par conséquent, le traducteur décidera de combattre « le stéréotype, […] cette sorte de réalité en puissance supérieure » [65] pour situer les êtres, selon une topographie plus horizontale que verticale dans « ce monde où l’on vit dans l’ordinaire des jours » [66], par un désir de la poésie d’être proche « d’une personne réelle soudain reconnue comme telle » [67]. Longtemps plus connu en France comme patriote et surtout comme philosophe pessimiste, que comme poète, la renommée de l’auteur des, Car la lune à laquelle s’adresse le berger et ne cessent de s’adresser nombre d’autres poèmes de Leopardi, lune “, Ta fatigue, mon cœur. « Si chez Yves Bonnefoy la poésie est pensante, la pensée est réciproquement “poétique” » ; Patrick Née. », aux vers 1 et 2) alterne avec un retour à l’ordre progressif sujet-verbe du français : « Perì l’inganno estremo » (v. 2) devenant « Mon ultime illusion/Est morte » (v. 2-3) ; ou encore, « il brutto/ Poter che, ascoso, a comun danno impera » (v. 14-15) donne : « Cette force brutale qui préside/En secret au malheur universel » (v. 16-17, je souligne). Yves Bonnefoy, « La traduction des sonnets de Shakespeare », Actes des congrès de la Société française Shakespeare [En ligne], 18 | 2000, mis en ligne le 01 novembre 2007, consulté le 19 décembre 2020. Yves Bonnefoy: Top 3. De ce point de vue, un approfondissement du travail de traduction consacré à l’œuvre de Leopardi et de Pétrarque, vu en rapport aussi avec la réflexion critique qui l’accompagne et l’enrichit, pourra constituer un moment intéressant, et à bien des égards révélateur, de la poétique de l’Auteur ; poétique qu’une analytique minutieuse, fondée sur des exemples textuels encore jamais proposés dans mes études précédentes, se propose de mettre en lumière. » [56] Se pose d’abord pour lui le problème de la traduction d’un texte d’une autre époque, qui impose au traducteur une « nécessité de transposition » [57]. Rien ne mérite tes fièvres. On voit bien que ce projet d’actualisation par la traduction se propose de respecter la forme tout en agissant sur les modalités expressives, de manière à faire parler Pétrarque « pour nous, hommes et femmes d’une époque tout autre » [69], seule façon de « préserver le poétique dans le poème » [70]. Voilà qui est fort évident dans les présences paradigmatiques des « feux », des « braises » et des « cendres » que remue la « vieille » du sonnet XXXIII [84] — où se voit déjà préfiguré tout le pétrarquisme du Ronsard de Quand vous serez bien vieille [85] ; l’image de la flamme associée au désir qui détruit l’amant revenant également au sonnet CXXXIII [86], comme aussi dans le jeu oxymorique de l’ardeur de la glace du sonnet CXXXIV [87] : brûlure d’amour qui, de la Dame, rend la « Bouche d’ange, superbe » [88], le regard une « merveille ! On y perçoit des ombres, sous des branches, Ce sont des voyageurs qui passent de nuit. Nouvelle traduction. Yves Bonnefoy, « Entretien avec Pierre-Emmanuel Dauzat et Marc Ruggeri », in Pierre-Emmanuel Dauzat (dir.). » [75]. » Cela devient dans sa traduction : « Douce et claire est la nuit et sans un souffle,/Et paisible au-dessus des toits, sur les jardins/S’est arrêtée la lune, qui désigne,/Sereines, les montagnes. GRAND TRADUCTEUR DE SHAKESPEARE, 12 novembre 1959 La traduction qu'Yves Bonnefoy donne aujourd'hui de Hamlet et de Jules César a été annoncée comme un événement littéraire (1). » [60] Or ce qui le frappe dans la poésie de Pétrarque, c’est la présence « d’un réseau serré de ce qu’aujourd’hui nous appellerions des stéréotypes » [61], dont la rhétorique semblerait l’éloigner « des intuitions que rien n’explique » qui furent celles d’Homère, de Virgile et de Dante [62]. BONNEFOY, Yves. Pour Bonnefoy, le texte est une rencontre vers ce qui est proche, mais aussi étranger – son activité de traducteur en témoignera. Yves Bonnefoy, œuvres complètes, traduction d'une quinzaine d'œuvres (1951-1998) [5], [6]. Read about music throughout history Read. » — cela devient : « Désormais, où le cri de nos grands ancêtres,/Où l’empire de Rome, immense, où ses armées,/Où le fracas qu’elle portait si loin/Sur la terre et les eaux ? Dans l'étincellement qui va sans lumière. Et me souvenant des rêves les plus chers. Pour ce même procédé stylistique, voir aussi. Je sens bien que l’espoir s’est éteint en moi. Quand le seau descend dans le puits qui est l'autre étoile. Et l'oiseau à nouveau se hissera dans son vol. Édition bilingue. Quand le seau touche l'eau, qui le soulève, Shakin' Stevens - Merry Christmas Everyone, Hubert Clos Lus - Soleil rouge sur Hambourg. Est morte, que j’ai crue qui serait sans fin. Sur le plan métrique, à l’alternance de l’heptasyllabe et de l’hendécasyllabe de l’original correspond un vers libre allant de six à treize syllabes, mais dont la longueur la plus récurrente en compte douze — bien que son schéma s’éloigne des coupes traditionnelles de l’alexandrin. Trad. Vérifiez les traductions 'Yves Bonnefoy' en anglais. Yves Bonnefoy traducteur de Keats page 2 sur 10 Maxime Durisotti Aix-en-Provence, 3-5 décembre 2008 traducteur à parcourir à nouveau le chemin parcouru par le poète étranger. ), Coll. Néanmoins il me semble utile, pour mieux saisir les résultats de mon analyse, de rappeler brièvement les idées essentielles caractérisant la position d’Yves Bonnefoy dans le débat actuel sur le traduire, étant donné son importance dans l’ensemble de sa démarche et la valeur qu’il ne cesse de lui attribuer, s’il est vrai qu’il en parle comme de « l’activité primordiale de la pensée au travail » [3]. D’ailleurs l’importance du sonnet comme structure formelle — en cela proche de grandes découvertes de la science expérimentale et du syllogisme — est telle qu’il arrive à lui attribuer la capacité de « mettre en question l’ordre social ! In this polemical essay, the author tries to understand and question this formal choice, which is at first sight … Pas des lettres gauloises, du cyrillique. Tombeau de Stéphane Mallarmé: Commentaires. Voir les formats et éditions Masquer les autres formats et éditions. Sulla traduzione in Yves Bonnefoy », in Yves Bonnefoy, Fabio Scotto, « Traduire Yves Bonnefoy en italien : le cas de. Le traducteur parvient à cette nouvelle dimension strophique grâce à un travail d’expansion expressive (et non pas de dilution) des segments de chaque vers ; ainsi, « En aucune forêt aucune bête » [73] constitue dans sa strophe un vers entier, alors qu’il n’est que la moitié du vers original (« non fu quant’io, né fera in alcun bosco » [74]). », et les « doigts déliés, délicats […] / […] nus » de sa « belle main » gantée, un cruel instrument de torture appliqué sur les « plaies » [89] de l’amant déçu. Parfois l'étoile du soir, celle qui vient seule, Parfois le feu sans rayons qui attend à l'aube. D’aucun soupir, N’est digne cette terre. Référence électronique. C’est la traduction poétique qui nous intéressera ici, et plus particulièrement le cas de la traduction du Hamlet de Shakespeare par Yves Bonnefoy, ce dernier considérant Shakespeare avant tout comme un poète. Repose, pour toujours. It is filled with translated abstracts and articles from key French-language journals. Cette publication est la plus récente de l'auteur sur Cairn.info. La traduction des vers 6 à 9 est exemplaire de la liberté que prend le traducteur de scander par une ponctuation modifiée et personnelle les différents syntagmes constituant la période [51] : usant d’une ponctuation où les deux points introduisent une prolepse, et ou le point virgule (ici au vers 10) se trouve souvent remplacé par un point ; ce qui implique certaines répétitions explicatives comme celles de « Méprise » (aux vers 14 et 16) dans la partie finale du poème. Les numéros de page à côté des sonnets cités se réfèrent à cette édition. On ne trouvera pas meilleur exemple de la nature essentiellement poétique des décisions du poète-traducteur, de sa présence sensible dans le paysage du texte. Nouvelle traduction. Traduction et mémoire poétique, Dante, Scève, Rimbaud, Proust (2007) avec Yves Bonnefoy (1923-2016) comme Préfacier Nul ne s'égare (2006) avec Yves Bonnefoy (1923-2016) comme Préfacier Le voici donc, accompagné de sa belle traduction par Yves Bonnefoy (« Le faucon ne peut plus entendre le fauconnier ») : THE SECOND COMING. », traduit par : « Et de ma frénésie c’est le fruit, cette honte,/Avec le repentir, et savoir, clairement,/Qu’ici-bas ce qui plaît, c’est bref, ce n’est qu’un songe. » [46] Cet exemple s’impose d’abord par la reproduction de l’hyperbate initial — figure de style bien plus rare en français qu’en italien — qui met ici en évidence l’importance des adjectifs-« notions » [47].

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