Sa mih’na ou épreuve subie du temps de Bourguiba en a fait un héros et un symbole de l’islam protestataire tunisien. L’homme servait de référence et de conseiller pour les Kairouanais en mal de sainteté depuis le milieu du XIXe siècle. Le soir, une réunion officielle des responsables du Parti néo-destourien et des organisations nationales (UGTT, UNAT, UNFT, etc.) 16En supprimant l’université zaytounienne et en délégitimant l’aristocratie politique et religieuse – tant orthodoxe que chérifienne - l’État voulait marginaliser définitivement le rôle des ulémas et leur substituer une nouvelle élite politico-administrative chargée de mettre en œuvre les réformes modernistes de Bourguiba. Le pays compte ainsi des mosquées dont une qui fait partie des plus anciennes à travers le monde musulman. Cette révocation/mutation de l’imam Khelif allait bientôt prendre un tournant insoupçonnable. Si tu veux, tu peux accélérer sa punition en ce monde ; si Tu veux, Tu renvoies sa punition au Jour du Jugement Dernier ; et si Tu veux, le punir à la fois ici-bas et dans l’au-delà ». L’on raconte à Kairouan que le dernier fidèle sortant de la Grande Mosquée fermait la marche de la file déjà parvenue au cimetière de Qoreish situé à 3 km. (Pour les plaintes, utilisez Ses monuments retracent l’histoire de cette ancienne capitale médiévale.La Grande Mosquée, fondée en 670 et reconstruite en 836, est une des plus anciennes au monde.Les À travers le monde musulman, les mosquées sont toutes bâties sur ce plan, même si la décoration varie. Elle abritait une bibliothèque contenant des manuscrits, des enluminures du Coran, des traités de fiqh et des ouvrages historiques et scientifiques. 52Le mouvement de masse fut suivi d’un grand nombre d’arrestations. Cette figure charismatique s’était opposée farouchement, au lendemain de l’indépendance nationale (1956), au Zaïm et Président Habib Bourguiba (1901-2000), en critiquant ses réformes modernistes qui ont abouti à la liquidation de l’université islamique de la Zaytouna de Tunis, à l’émancipation de la femme et au rejet du jeûne de Ramadan, du sacrifice de l’Aïd et du pèlerinage à la Mecque. Seulement, en décembre 1954, le second imam prédicateur (imam khatib), Mahmoud ben Taïeb Saddem, décède. Pour la décoration il y a des panneaux de bois qui sont peints ou sculptés. En s’attaquant à la Tradition et à ses représentants, le nouvel État ouvrait mutatis mutandis la voie à de nouveaux personnages religieux et politiques, aux attaches et aux ambitions différentes de celles de leurs prédécesseurs. est le plus ancien lieu de culte de l’Occident musulman. un autre formulaire Celui-ci a toute l’apparence (vestimentaire) du religieux alors que ses prêches sont, au-delà de l’aspect rituel et doctrinaire, éminemment politiques. L’imam Khelif avait, en ce temps-là, mené une campagne contre la politique de Bourguiba encourageant la rupture du jeûne pour motif de lutte contre le sous-développement. 64Reste que la réforme de l’enseignement lancée par Mohamed Charfi en 1992 pour contrecarrer l’influence des idées islamistes dans les livres et les milieux scolaires poussera le Cheikh Khelif à sortir de sa réserve et à s’exprimer, en tant que député, contre cette réforme et contre la lecture moderniste de l’islam. Seuls 6 acquittements ont été prononcés dans cette « Affaire de Kairouan » qui a marqué la mémoire et l’histoire de la ville. Ben Youssef était appuyé, sur le plan extérieur, par Nasser et, sur le plan intérieur, par les propriétaires et les traditionnalistes zaytouniens qui considéraient que la religion musulmane était menacée par le projet moderniste bourguibien. Khelif était également bénévole au cours du soir à la Grande Mosquée et assurait, par intérim, l’imamat au cours des prières de la nuit et de l’aube. C’était, en fait, la goutte d’eau qui fit déborder le vase depuis qu’une tension se fit sentir lors du mois de Ramadan de la même année. AccueilNuméros125La Grande Mosquée de Kairouan. 2Durant le dernier demi-siècle, c’est le Cheikh Abderrahman Khelif (1917-2006) qui est devenu la figure symbolique du lieu et de l’espace religieux et urbain, dans la mesure où son rang et son image de « héros de la foi » sont indissociables de l’histoire récente de la Grande Mosquée et de la ville de Kairouan. Elle est signée par environ un millier de Kairouanais, tous milieux sociaux confondus, et basée sur un argumentaire en 8 points évoquant ses qualités. Founded at the same time as the city of Kairouan (al-Qayrawān) by Muslim conquerors in 50 AH/670 AD, the Great Mosque (al-Jama ‘al-Kabir) is a high place of worship characterized by monumental architecture and religious prestige and history. Mais, c’était compter sans l’autorité du nouveau gouverneur de la ville, Amor Chéchia, lui-aussi zaytounien mais acquis aux idées de Bourguiba et serviteur zélé du nouvel État tunisien. 4C’est pour cela que l’objectif de la présente enquête est de lire l’histoire contemporaine de l’espace religieux de la Grande Mosquée de Kairouan en relation avec l’itinéraire de l’imam Khelif, afin de comprendre les logiques sociales et politiques qui ont modelé le charisme de ce personnage religieux dont la rébellion déboucha sur la répression et la récupération par l’État national. Pour Bourguiba qui apporta un soutien total au Gouverneur Amor Chéchia, les mobiles de « l’Affaire de Kairouan » seraient à chercher du côté de la rancune personnelle des Cheikhs qui ont perdu les privilèges dont ils jouissaient du temps du protectorat français. L’imam kairouanais devient de plus en plus « citoyen du monde musulman ». Le tapis de Kairouan est une référence, en la matière. 16 juil. Au niveau de la fonction, il seconde le Cheikh Tahar Saddem mais il est très actif sur le terrain et multiplie les contacts avec les fidèles grâce à la force de son caractère, à ses origines populaires et à sa présence continuelle au sein de la Grande Mosquée où il dirige les prières et enseigne bénévolement. Il n'empêche toutefois qu'un certain nombre d'éléments se sont imposés par l'usage, même s'ils n'étaient pas obligatoires. Il a donné l'impression que vous vouliez réaliser l'Algérie française. 33L’intention de la manifestation de Kairouan était moins la confrontation avec le pouvoir que la volonté d’exprimer un refus. Elle serait peut-être aussi un héritage du trône surélevé depuis lequel le commandant en chef sassanide passait en revue ses troupes. 60Quant à Khelif, après avoir enseigné la littérature arabe dans les lycées de Kairouan, de Gabès et de Sousse, il fut nommé en 1968 inspecteur de l'éducation islamique des établissements secondaires. Pendant que les services d’ordre tentaient d’empêcher les manifestants d’accéder au siège du Gouvernorat et au domicile du Gouverneur de Kairouan ainsi qu’aux bâtiments publics et aux écoles où ils voulaient inciter à la grève, des échauffourées eurent lieu entre les manifestants et les agents de sécurité (police et garde nationale) et des coups de feu partirent. Khelif doit cette montée dans la hiérarchie religieuse officielle au déclin de l’aristocratie urbaine et au processus de délégitimation de ce groupe qui sera miné par l’État indépendant. 42La production intellectuelle de l’imam Khelif semble osciller entre les questions de dogme liées aux rituels religieux (jeûne de Ramadan, pèlerinage, prière, Mouled) et les problématiques classiques de transmission du message de l’Islam. Avez-vous trouvé des erreurs dans linterface ou les textes? 29Á Kairouan, Khelif devient le second imam prédicateur de la Grande Mosquée en janvier 1955. 26Né à Kairouan le 27 mai 1917 et décédé le 19 février 2006 à l'âge de 89 ans, Khelif apprit les Soixante sourates du Livre saint dans les écoles coraniques (koutteb-s) de sa ville natale. Fondée avec la ville, la mosquée est aussi appelée Oqba Ibn Nafi et s'étend sur plus de 900 m². 58La rébellion de 1961 rappelle d’autres épreuves (mih’an ; sing. 94 – Les funérailles de l’imam Khelif expriment une théâtralisation de la résistance de la société face à la main-mise de l’État sur la religion et sur la sphère publique. Grande Mosquée de Kairouan: Incomparable mosquée - consultez 528 avis de voyageurs, 796 photos, les meilleures offres et comparez les prix pour Kairouan, Tunisie sur Tripadvisor. Elle est divisée en deux grandes parties : la cour intérieure et la salle des prières. a) le plan et les matériaux Le plan de la mosquée à la forme d'un rectangle. Soumission : Recommandations d’écriture aux auteurs. Entre les deux périodes, celle de la fin du « Moyen-Âge » et du début de l’époque contemporaine, l’on trouve la chronique d’Ibn Abi Dinar (XVIe siècle), savant kairouanais ayant vécu à Tunis qui a contribué à renouveler l’écriture de l’histoire. Etude de cas : La Grande Mosquée de Damas. C’est cette seconde candidature qui fut retenue et confirmée par un décret de nomination, en date du 24 janvier 1955. Son frère, Hammouda Saddem, titulaire du diplôme zaytounien du tatwï’ et mouderess (instituteur) à la zaouïa sahabite, demande à le remplacer par une lettre adressée au Premier Ministre Tahar Ben Ammar. Par sa monumentalité architecturale et par son prestige religieux, la Grande Mosquée de Kairouan occupe une place de choix dans l’espace urbain et dans l’imaginaire des Kairouanais et des Maghrébins. 72 – La figure charismatique de l’imam Khelif constitue un modèle de transition entre le savant (‘alim) qu’il ne pouvait plus être dans les années 1950 et le militant islamiste qui émerge à partir des années 1970-1980. 32C’est ainsi que le 17 janvier 1961, un groupe de fidèles réunis au sein de la Grande Mosquée de Kairouan décida de se diriger vers le siège du Gouvernorat. 47Les évènements de Kairouan du mois de janvier 1961 avaient pour motif la mutation de l’imam Khelif ainsi que la provocation qu’aurait suscitée le tournage, au sein de la Grande Mosquée, d’un « remake » du « Voleur de Bagdad » par une équipe de cinéastes occidentaux autorisée par l’administration à opérer dans l’enceinte sacrée. Tel était le cas des Saddem, Adhoum, Bouhaha, Bouras, Fassi... dont l’autorité découlait du savoir, de la piété, de la notabilité, de la citadinité et des origines arabes, réelles ou prétendues. Reste que depuis cette manifestation dirigée contre les représentants de l’Etat, l’imam Khelif est devenu, pour les Kairouanais, le « héros de la foi » et le symbole de résistance de la ville de Kairouan face au pouvoir politique perçu comme étant « injuste et impie ». La peinture des Itinéraires. La nouvelle courait, de bouche en oreille, auprès des habitants de Kairouan, en cet après-midi du dimanche 19 février 2006, à la sortie de la prière du ‘Asr effectuée dans l’enceinte de la Grande Mosquée. Il aurait ainsi gardé « une rancune contre le régime ». Il s’agit de la Grande Mosquée de Kairouan. Or, comme il est souvent d’usage dans les expressions de la rue, la manifestation échappe à ses organisateurs et la logique de la foule déchaînée l’emporte sur celles des individus. 45En Tunisie, Khelif exerça une influence à la fois sur l’enseignement de l’éducation religieuse par la co-rédaction de deux livres scolaires dans les années 1970 et sur les façons de penser des Kairouanais et des Tunisiens en quête de repères religieux et moraux dans une société aux structures familiales et culturelles totalement bouleversées. Il est même allé jusqu’à dire, dans ses réponses au président du Tribunal, que si le Gouverneur de Kairouan avait sollicité son intervention, il n’aurait pas hésité à apporter son concours en vue de calmer la situation. Lors du procès, ses avocats ainsi que ceux de Khelif plaideront non-coupables sur la base de ce passé nationaliste et de la réputation des deux Cheikhs à Kairouan. Certes, il n’appartient pas à une tradition radicale et révolutionnaire mais à celle d’un islam citadin aspirant à l’autonomie, tout en subissant le contrôle de l’État sur l’espace urbain et les notabilités locales. 40Khelif ne s’inscrit pas dans cette tradition qu’il connaît formellement mais plutôt dans une autre sensibilité : celle de l’imam prédicateur et du religieux politique de type organique au sens gramscien. Leur appartenance aristocratique ancrait l’alliance entre le religieux et le politique, tout en les séparant. Á Tunis, il exerce en tant que prédicateur par intérim à la Mosquée de la Sebkha ; lieu connu pour avoir été le lieu d’enseignement du Cheikh Abdelaziz Baouandi, le fondateur et le président de l’Association de sauvegarde du Coran fondée en 1934 et relayée, après sa mort en 1947, par L’Association des Jeunes musulmans afin de propager la méthode orale de l’enseignement du Coran (imlâat) à Tunis et à l’intérieur du pays. Kairouan est fondée par Okba Ibn Nafaâ en 670, malgré l'hostilité des populations berbères, qui se révoltèrent sous la conduite de la prophétesse Al Kahéna. 18La victoire de Bourguiba, le chef charismatique qui s’est allié à la Centrale syndicale (UGTT), allait sonner le glas des yousséfistes, des conservateurs et des « féodalités ». L’itinéraire de cet homme de religion aspirant à une carrière politique en vue de « promouvoir la vertu et combattre le vice » (al-amr bi-l-m’arûf wa-l-nahay ‘alâ al-munkar) sera totalement réorienté avec le changement du 7 novembre 1987 qui déposa Bourguiba. Galerie devant la salle de prière de la mosquée Nom local الجامع الكبير ب Toutes les activités urbaines étaient suspendues et la ville entière vivait au rythme de la cérémonie funèbre, en ce jour mémorable du lundi 20 février 2006. L’imam Khelif qui avait utilisé l’enseignement du Coran comme « un alibi » aurait ainsi fomenté la manifestation parce qu’il serait devenu, au moment de la réorganisation de l’enseignement en 1958, un simple instituteur alors qu’il était le directeur de la section zaytounienne de Kairouan. 70La dépouille, couverte du drap vert de la sainteté, était transportée, comme autrefois, sur une civière en bois que les fidèles portaient sur les épaules en se relayant dans un mouvement de contact et de soutien entre les vivants et le mort. Les « sujets » que demeurent les citoyens de l’Étatindépendant n’ont pas à s’adonner à ces activités autrement que par la fidelité au dogme officiel de « l’État protecteur de la religion ». Les principaux accusés ont été condamnés par le tribunal militaire aux travaux forcés à perpétuité ou à des peines allant de 15 à 20 ans de travaux forcés. 57Aussi, le procès des 138 Kairouanais ne dura que six audiences – du 19 au 24 juillet 1961 - au terme desquelles le ministère public demanda, sur la base d’un très sévère réquisitoire, la peine capitale. Fondée en même temps que la ville de Kairouan par les conquérants (ghuzât) musulmans, en l’an 50 de l’Hégire (670 ap. 74Au-delà de cette lecture, le plus important est la mythification de la mort de l’imam Khelif par les Kairouanais et les Kairouanaises évoquant une sorte de nuage (ghayma) qui aurait couvert la dépouille de l’imam le long du cortège funèbre menant le défunt de la Grande Mosquée au cimetière Qoreish. En somme, la production intellectuelle de Khelif apparaît comme une œuvre religieuse conjuguant réformisme conservateur et fidélité à la tradition malikite ashacrite. C’est là son drame historique et, en même temps, sa force provenant de son rôle de médiateur entre deux univers politico-religieux : l’univers des savants et l’univers des militants. !Contenu très riche. 35Á l’instar du Zaïm Bourguiba lors des événements sanglants d’avril 1938, le Cheikh Khelif ne participa pas à la manifestation mais garda son domicile situé tout près de la Grande Mosquée. Il érigea la grande mosquée de Kairouan, qui demeure l'un des plus prestigieux monuments de l'Islam. Cette pétition est probablement le facteur décisif de sa nomination. 73Force-t-on le trait si on prend le risque de lire l’homologie structurale entre le cortège officiel accaparant le cimetière et le cortège populaire investissant la rue comme un rapport de domination hommes/femmes ou espace public/espace domestique dans la symbolique de la mort en Islam ? 13Depuis la reconstruction de la ville au lendemain de l’invasion hilalienne du XIe siècle, la Grande Mosquée se trouve au Nord-Est de la médina de Kairouan. Visiter la Grande Mosquée de Kairouan. The Great Mosque of Kairouan: the imam, the city and the power. Voir la notice dans le catalogue OpenEdition, Plan du site – Mentions légales & crédits – Flux de syndication, Nous adhérons à OpenEdition Journals – Édité avec Lodel – Accès réservé, You will be redirected to OpenEdition Search, Les mosquées. La grande mosquée de Kairouan est spéctaculaire même si on ne peut accéder à la salle de prières si l'on n'est pas musulman. Par là, on entrevoit la logique politique implacable animant l’imam Khelif, que le pouvoir finira, plus tard, par saisir et exploiter. ... de Shahid Khan, Alamy Stock Photo. 50Une telle décision greffée sur une situation explosive allait déboucher sur l’émeute populaire. Le cortège populaire constituait la revanche de la société locale sur l’État centralisé alors que le cortège officiel était la domestication par le pouvoir de la société locale. Cest très important pour nous! L'enceinte de la Grande Mosquée de Kairouan, dont les murs sont renforcés de contreforts de formes et de tailles différentes 91, est, de nos jours, percée de neuf portes : six ouvrant sur les portiques de la cour, deux ouvrant sur la salle de prière et une neuvième permet d'accéder à la salle de l'imam ainsi qu'à la … Les décorateurs ont donc eu recours à des figures géométriques répétées à l'infini et de couleurs variées. Vous pouvez ajouter ce document à votre ou vos collections d'étude. De formation religieuse de type classique, l’imam Khelif présidait régulièrement les prières du vendredi et les cérémonies religieuses, prêchait et professait, tout en rédigeant et publiant des écrits destinés aux fidèles, assurant par-là la maintenance et la reproduction de l’ordre social et moral. 65En l’an 2003, Khelif consacre deux prêches contre Charfi qui seront enregistrés et diffusés à grande échelle (par qui ?) Située, à l’origine et durant plus de trois siècles, au cœur de la cité (« çorat al-balad »), en un point nommé as-simât al-kabîr  ou « La Grande Rue », la Mosquée de cUqba fut édifiée en premier suivie de la « Maison du Gouvernement » (dâr al-imâra ) bâtie juste en face. Une partie de la production est exportée à travers tous les continents. Au soir de sa vie, l’œuvre de Khelif est clôturée par trois livres se rapportant aux « visions de la mort (avant, pendant et après) » où le penchant orthodoxe est maintenu contre toute dérive mystique ou tentation de superstitions magiques. De son côté, l’imam Khelif incarne un type d’homme religieux intermédiaire ou transitionnel : entre le ‘alim et l’islamiste, entre l’opposant et l’officiel, entre le local et le mondial. Le Caïd de Kairouan et des Zlass, Mohamed Aziz Sakka, qui transmet la lettre au Gouvernement, donne un avis favorable. C’est pour cela que les responsables néo-destouriens réclamèrent, contre les coupables, « des poursuites judiciaires (…) et un châtiment exemplaire ». Les touristes peuvent visiter le lieu, même ceux qui ne sont pas de confession musulmane. 24Un tel processus de déligitimation dont l’impulsion fut donnée par la réforme de l’enseignement (1958) qui suivit la proclamation du Code de statut personnel (1956), l’abolition de la monarchie et la proclamation de la République (1957) instaurait un rapport nouveau entre État et religion. Recherche d'adresses, de lieux, comparateur d' itinéraires pour préparer vos déplacements partout en France Vous cherchez la carte Cordoue ou le plan Cordoue ? Par sa monumentalité architecturale et par son prestige religieux et historique, la Grande Mosquée de Kairouan occupe encore aujoud’hui une place de choix dans l’espace urbain et dans l’imaginaire des Musulmans. Visite d'une immense mosquée qui fait partie de la médina de Kairouan, a l'époque ancienne elle s'appelait mosquée Oqba Ibn Nafi . Nhésitez pas à envoyer des suggestions. Or, avant sa disparition, l’imam Khelif laissa un testament oral particulier : le refus d’être inhumé officiellement. It is a place for prayer, visits, meetings and gatherings for readings of the Koran (imlâat). La fondation d’un camp de garnison (qayrawân) obéit à un choix personnel du chef conquérant, cUqba Ibn Nafic, « l’homme aux vœux exaucés » (mustajâb al-dawâc) qui voulait en faire « un phare éternel pour l’Islam ». La Maqsoura de l’imam, sorte d’antichambre, servait d’espace de transition entre le domestique et le public, le profane et le religieux. Mohamed Kerrou, « La Grande Mosquée de Kairouan  Â», Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée [En ligne], 125 | juillet 2009, mis en ligne le 05 janvier 2012, consulté le 24 décembre 2020. On trouve souvent, sur le toit des mosquées, En réalité, il s’agit d’un livret co-rédigé en 1944 avec Lamjed Qodya et réédité en 1955, sous une forme radicale, en réponse à une série d’articles dirigée contre le jeûne de Ramadan, publiée dans un quotidien tunisien. La grande mosquée de Kairouan se trouve à Kairouan, en Tunisie.Elle a été bâtie dans la seconde moitié du VIIe siècle par Obka ibn Nafi, le fondateur de la ville.Elle a été reconstruite au IX e siècle pendant la dynastie aghlabide.. Malgré le transfert de la capitale politique à Tunis au XII e siècle, Kairouan est restée la première ville sainte du Maghreb. 30En 1956, l’imam Khelif est également désigné comme directeur de la branche zaytounienne de Kairouan. C'est le cas du minaret pour l'appel à la prière. b) a activement développé l'article consacré au principal édifice religieux de la grande cité tunisienne, avec l'encadrement du projet Tunisie. Les dynasties aghlabide, fatimide, ziride, hafside, mouradite et husseïnite qui ont gouverné l’ancienne Ifriqiya musulmane ont toutes contribué au maintien et à la sauvegarde de ce monument historique connu pour avoir été le foyer intellectuel où se sont distingués des savants célèbres comme le grand jurisconsulte malikite Sahnoun (777-854), le médecin Ibn al-Jazzar (898-980), l’astronome Ibn Abi al-Rijal (m. 1053), le poète Ibn Rachiq (1000-1064) et d’autres encore. 75L’on renoue là avec l’imaginaire religieux dans lequel les anges, les saints et les hommes vertueux sont enveloppés d’une lumière divine radieuse. Elle est ainsi spatialement décentrée en raison des changements qui ont affecté le plan de la ville et de son enceinte. L’antipathie entre les deux hommes allait se transformer en guerre à partir du moment où Khelif critiqua la politique de l’État relative à l’émancipation féminine et au jeûne de Ramadan. Le nœud du synopsis demeure la succession des cortèges funèbres mus, chacun, par une logique politique spécifique. Ou savez-vous comment améliorerlinterface utilisateur StudyLib? Un jugement d’expulsion pris au temps du protectorat avait été suspendu par le gouverneur de l’État indépendant.

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