Ce qui marque avant tout les esprits, c'est bien sûr le développement du thème (johannique par excellence) de la primauté de l'amour dans la doctrine chrétienne et la vie du chrétien[réf. Cette semaine, la Foi prise au mot achève une série de quatre ans sur les quatre évangiles. Odette Mainville, La première mention connue apparaît sur le, Une notice attribuée à Papias et reprise par divers textes plus tardifs étudiés par, Notamment Jürgen Becker et Rudolf Schnackenburg. 14 mars 2015 Ecrit par Laurent de La Taille. Celui-ci peut correspondre aux différentes strates de composition du texte : celui-ci, tout en exposant le contexte propre au ministère public de Jésus, peut, dans un deuxième sens, témoigner de la situation de la communauté de ses disciples. Ces doutes se fondent sur les différences linguistiques du grec à l'intérieur même de l'évangile, sur les ruptures et les incohérences constatées dans certains passages, sur les répétitions du discours aussi bien que l'insertion de séquences hors de leur contexte, ce qui suggère plusieurs auteurs. Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean. Jésus est aussi, peut-être essentiellement, un prophète semblable à Moïse auquel le quatrième évangile fait régulièrement allusion à travers l’évocation de la prophétie deutéronomique : « Je mettrai mes paroles dans sa bouche et il dira tout ce que je lui ordonnerai »[v 20]. L’Évangile selon Jean (en grec Τὸ κατὰ Ἰωάννην εὐαγγέλιον, To kata Iōánnēn euangélion) est le dernier des quatre Évangiles canoniques du Nouveau Testament. Irénée de Lyon qui, vers 180, est le premier à utiliser ouvertement ce texte comme base de son argumentation théologique, identifie quant à lui le « disciple bien- aimé » comme Jean, l'un des douze, qui aurait vécu à Éphèse du temps de Trajan[32]. L'interprétation traditionnelle voit dans le passage à la première personne l'opportunité d'identifier l'auteur de l'évangile avec « le disciple que Jésus aimait »[13]. Michel de Marolles (22 July 1600, Genillé - 6 March 1681, Paris), known as the abbé de Marolles, was a French churchman and translator, known for his collection of old master prints.He became a monk in 1610 and later was abbot of Villeloin (1626–1674). C'est encore lui qui le premier reconnaît Jésus au lac de Tibériade après sa résurrection[v 4]. Dans la seconde moitié du IIe siècle, le quatrième évangile se répand sous le titre d'« évangile selon Jean »[9]. Les papyrus Bodmer ont été trouvés en Égypte en 1952. Est il possible d'identifier l'autre disciple, celui que Jésus aimait? Du chapitre 1 au chapitre 20, il n'y a d'ailleurs aucune mention d'auteur. Selon Raymond E. Brown, l’Évangile selon Jean peut se décomposer comme suit : Ni le nom de l'auteur, ni celui de l'apôtre Jean — un des principaux disciples dans les évangiles synoptiques et dans les Actes des Apôtres — n'apparaissent dans le quatrième évangile[n 3]. ou » — et d'un épilogue. Deuxièmement, une comparaison avec les évangiles synoptiques met en évidence une théologie et un langage qui ont évolué depuis la période de Jésus de Nazareth et ses proches, que sépare une tradition de plusieurs dizaines d'années avant la reprise de l'enseignement de Jésus par le rédacteur du quatrième évangile[37]. Clément d'Alexandrie (fin du IIe ou début du IIIe siècle) dans l'extrait des Hypotyposes transmis par Eusèbe de Césarée (début du IVe siècle), précise l'objet du Quatrième évangile : Le fragment de Muratori (fin du IIe siècle) explique les conditions dans lesquelles, « Jean, l'un des disciples », conçut son texte : « À ses co-disciples et aux évêques qui l’exhortaient, il dit : « Jeûnez avec moi un triduum[n 16], et ce qui sera révélé à chacun, nous le narrerons les uns aux autres. Accédez aux contenus écrits par la rédaction de Croire sur ce Saint majeur, selon les catholiques. La plus ancienne version à peu près complète est celle du Papyrus 66[49], de la fondation Bodmer[50] à Genève. Le texte johannique ne mentionne aucun exorcisme et présente un faible nombre de miracles[n 17] dont la majorité lui sont propres : ainsi l'eau changée en vin à Cana[v 31], la Guérison à la piscine de Béthesda[v 32], la guérison d'un aveugle-né[v 33] et la résurrection de Lazare[v 34]. Le premier auteur connu de l’Église ancienne à professer cette opinion est Irénée de Lyon[31], vers 180[32], qui aura une influence fondamentale sur la définition du canon des quatre évangiles et l'affirmation de son inspiration divine. L’ Évangile selon Jean (en grec Τὸ κατὰ Ἰωάννην εὐαγγέλιον, To kata Iōánnēn euangélion) est le dernier des quatre Évangiles canoniques du Nouveau Testament. Ces éléments rendent impossibles l'authentification et la reconstruction de la tradition dont Irénée se fait le porteur[37]. Pour l'écouter, C’est ça l’Evangile qui a été écrit pas le Christ, ce n’est pas Amparo qui l’a inventé. Cependant, Paul Veyne estime pour sa part « qu'il est […] difficile de ne pas ressentir l’authenticité brûlante du témoignage oculaire de Jean, qui donne le sentiment de la réalité, du vécu », notamment par des différences factuelles qui le distinguent des trois synoptiques[69]. L'Evangile de Saint Jean Steiner Rudolf. Il y a quatre récits de la vie de Jésus dans la Bible – quatre Évangiles. Nom que l'on donnait à cette époque au retour du, Plusieurs ouvrages ont été entièrement consacrés à ce sujet afin d'identifier des germes possibles d'. nécessaire][n 21].. Un point théologiquement remarquable dans l'évangile de Jean est qu'il ne contient pas de référence explicite à la parousie[n 22] — à la différence de l'Apocalypse de Jean qui y est consacrée. Brown, Raymond E. 1970. Jean Zumstein, « L'Évangile selon Jean » dans. Est-ce Jean ou quelqu'un d'autre? La tradition chrétienne l'a attribué à l'un des disciples de Jésus, l' apôtre Jean, fils de Zébédée. Notre dossier sur la Papauté : ici Le deuxième Évangile fut écrit par saint Marc, il s'agit là d'un fait connu. La comparaison avec les trois autres évangiles met en relief la singularité du langage johannique. Le Franc-maçon est reçu dans une Loge de Saint-Jean. Certains universitaires ont même suggéré que, pour l'auteur du quatrième évangile, le Christ est déjà revenu spirituellement[89]. Est-ce le pêcheur de Galilée ou quelqu'un d'autre? L’évangile de Jean a un caractère tout particulier, quifrappe les esprits de tous ceux qui le lisent avec quelque attention, alorsmême qu’ils ne se rendent pas compte de ce qui produit cet effet :il frappe non seulement les esprits, mais il attire les cœurs comme ne lefont pas d’autres parties du saint livre. Get this from a library! He was the author of many translations of Latin poets and was part of many salons, notably that of Madeleine de Scudéry. Dans la doctrine trinitaire, l’Évangile selon Jean est le plus important en matière de christologie, car il énonce implicitement la divinité de Jésus dont il fait le « Verbe de Dieu » incarné[n 1]. 8h22 : Il développe un vocabulaire qui lui est propre en usant d'une terminologie — « aimer », « connaître », « témoigner », « juger », « le Père », « la vie », « le monde », « les juifs »[n 23] — qu'on ne retrouve guère dans les synoptiques qui développent d'autres thèmes — le Royaume /le Règne, le baptême, l'évangile, la parabole, la prière — qu'on ne retrouve quasi pas dans le dernier évangile[91]. L'Évangile selon Saint Jean, le livre audio de Saint Jean à télécharger. Pour Geza Vermes, le récit, la chronologie et la structure de l’Évangile selon Jean sont sui generis[66]. Lors de la crucifixion, Jésus confie sa mère Marie au disciple bien-aimé, en disant : « Femme, voici ton fils », puis au disciple « Voici ta mère »[v 2]. Enfin, la date donnée par le dernier évangile pour la crucifixion se situe la veille de la fête de Pâque, soit le 14 nisân ce qui contredit les synoptiques qui présentent la cène comme un repas pascal et posent le jour de l'exécution de jésus le 15 nizân[19]. Le titre grec de logos (en grec ancien, λóγος) — « Verbe/Parole » — qui scande le prologue pour ne plus apparaître ensuite dans l'évangile, est une notion qui traverse les cultures de l’Antiquité, présente par exemple tant dans la philosophie grecque classique que dans le stoïcisme[85]. ... Nous ne savons pas avec assurance qui a écrit les Évangiles. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La difficulté de dater précisément un fragment par les méthodes paléographiques autorise cependant une fourchette de 100 à 175. Ce qui est beaucoup moins connu en revanche, c'est que saint Marc fut le compagnon de voyage de saint Pierre (I Pierre V, 13). M ON intention, en préparant cette retraite, était de répondre aux âmes qui souffrent de ne pas comprendre l’Évangile. Mais des historiens comme Oscar Cullmann ont distingué deux Jean, l'apôtre et l'évangéliste, ce dernier étant identifié dans ce cas au « disciple bien-aimé ». Dans cette série hebdomadaire, nous voulons cette année fournir des clés pour ouvrir et apprécier l’évangile de Jean. Apocalypse: Livre terrible et éblouissante vision du doux saint Jean qui domine toutes les précédentes Révélations ("apokálupsis" en grec ancien), livre mystérieux, sans doute le plus beau de toute la Bible, l' Apocalypse est le point final du premier et du second testament et le lieu d'où l'on aperçoit leur étonnante unité. La scène de Nicodème, usant de nombreux jeux de mots et de ce fait difficile à restituer, est significative de ce procédé[v 38]. À partir du canon de Muratori, vers 200, le quatrième évangile est constamment présent dans les listes canoniques des Écritures établies notamment par les divers synodes[n 14] ou pères et docteurs de l’Église[n 15] et dans le Codex Claromontanus[53]. Le texte laisse ouvert des lectures multiples de certains propos de Jésus, n'hésitant pas à jouer sur les mots avec un sens parfois fondé sur l'hébreu, parfois sur le grec, ou qui ont des doubles significations[94]. lecture chrétienne de la société et de l'actualité. Nombre de chercheurs, s'appuyant sur les rapprochements des Pères de l’Église entre le quatrième évangile et les traditions liées à Jean fils de Zébédée, optent pour une composition dans la région d'Éphèse en province romaine d'Asie (ouest de l'actuelle Turquie)[20], comme le laisse entendre la tradition[1]. À travers l'épisode qui voit les disciples de Jésus chassés hors de la synagogue. Jésus en tant que « Verbe incarné », détermine la place du Christ en tant que Dieu le Fils dans la Trinité, de la manière indiquée par le concile de Chalcédoine. Comme l'indique Raymond E. Brown, il est désormais généralement admis que d'une part, ces hypothèses posées à partir de la fin du IIe siècle concernant des personnages qui ont vécu un siècle plus tôt sont simplifiées et que, d'autre part, les traditions relatives aux auteurs sont avant tout soucieuses de l’« autorité » qui fonde le texte plutôt que de la personne physique de ceux-ci. Dans une autre approche, des exégètes ont considéré ce « disciple bien-aimé » comme un personnage symbolique incarnant une manière de disciple parfait ; Une troisième approche défendue par Brown envisage le « disciple bien-aimé » comme un personnage secondaire du ministère de Jésus qui, de ce fait, n'aurait pas été évoqué par les synoptiques mais qui aurait pris de l'importance à travers la communauté johannique — qu'il a pu fonder. Nombre d'historiens considèrent que l'évangile de Jean a été composé par couches, la datation de la première restant difficile (vers 80 apr. Forte de 600.000 auditeurs chaque jour, Le quatrième évangile propose quelques passages — notamment le Prologue — dans lesquels une partie des exégètes décèlent un style poétique formel dont la caractéristique est le rythme, qui se traduit par des lignes de longueur relativement comparable constituant chacune une clausule. En attribuant le texte à une personne nommée « Jean »[n 5], un ajout secondaire mais relativement ancien[n 6], il est vraisemblable que le cercle des éditeurs johanniques, à l'instar de la tradition, envisageait l'apôtre Jean, mettant ainsi le « disciple bien-aimé » en relation avec le cercle des disciples proches de Jésus et garantissant de la sorte son autorité[14]. Certains chercheurs, plus rares, proposent toutefois une datation plus tardive allant jusqu'au milieu du IIe siècle[19]. Ainsi, comme pour les synoptiques, la majorité des chercheurs pensent — au contraire de ce que proposait l'approche ancienne[56] — que le texte n'a pas été rédigé par un témoin oculaire du ministère de Jésus de Nazareth[32]. C'est le premier à atteindre le tombeau[v 3]. Il est possible qu'il y ait eu un déplacement de l'école johannique de la Syrie vers l'ouest et la région d'Éphèse[58]. 01 AU COMMENCEMENT était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.. 02 Il était au commencement auprès de Dieu.. 03 C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.. 04 En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; Le mercredi à 19h45 et rediffusion le dimanche à 11h00. Tout en rappelant que les évangiles canoniques intègrent et suggèrent des événements locaux afin de favoriser « la continuité entre le passé réel et le récit », Marie-Françoise Baslez considère que l'évangile de Jean apparaît « finalement », dans ce cadre, comme « le plus riche en informations historiques, […] le plus crédible et le plus cohérent dans l'articulation des faits », tandis qu'elle souligne le paradoxe que cela constitue avec le fait que ce soit également le plus théologique des évangiles[84]. Ce thème du « Royaume de Dieu » — thème clef des synoptiques[74] — est significativement absent également[70], avec une seule mention[v 30] qui ne joue aucun rôle dans la théologie de l'évangile[75]. Mais les ressemblances les plus significatives sont avec l'évangile de Marc, notamment dans une série d’événements du sixième chapitre de selon Jean[v 26] et des détails textuels similaires tels ceux qui évoquent « un parfum de nard pur, de grand prix »[v 27], « 300 deniers »[v 28] et « 200 deniers »[v 29]. Enfin on note également la présence d'Isaïe, cité au commencement[v 22] et à la fin[v 23] du ministère de Jésus[3]. L'opposition johannique de la chair et de l'esprit, présente également chez Paul, est aussi un thème fort du gnosticisme[64]. Néanmoins, comme il apparaît plus haut, des chercheurs comme Martin Hengel ou Richard Bauckham réhabilitent cette thèse de diverses manières depuis la fin du XXe siècle. RCF est créé en 1982, à l'initiative de l'archevêque de Lyon, Monseigneur Decourtray, et du Père Emmanuel Payen. C’est ça l’Evangile qui a été écrit pas le Christ, ce n’est pas Amparo qui l’a inventé. Stephen L. Harris affirme que Jean décrit Jésus comme « une brève manifestation du Verbe éternel, dont l'esprit immortel reste toujours présent auprès du chrétien fidèle »[89]. Si Isaac n'est pas cité nommément, le parallèle est évident avec ce Fils unique aimé du Père[v 17], notamment quand l'« agneau de Dieu »[v 18] est évoqué en écho à l'interprétation juive de la parole d'Abraham[v 19]. Cette émission est archivée. En outre, le quatrième évangile ne mentionne pas le baptême de Jésus dans sa rencontre avec Jean le Baptiste[n 18], ni la transfiguration pas plus que le procès au Sanhédrin. À l'opposé, une autre postule que Jean n'en avait aucune connaissance et que les ressemblances sont dues au fait que tant les synoptiques que le texte johannique rapportent les mêmes paroles et les mêmes actes mais de manière indépendante. Les références à Saint-Jean sont nombreuses dans les corpus maçonniques. Il contient des morceaux du procès de Jésus par Pilate (Jn 18,31-33 du côté recto et de Jn 18,37-38 du côté verso). Dans la plupart des rites, le Franc-maçon prête serment sur le prologue de cet Evangile et les deux Saint-Jean rythment l’année maçonnique. Gnostique valentinien réputé, seconde moitié du. Jean Zumstein, « L'Évangile selon Jean », in Daniel Marguerat (dir.). Il s'ensuit souvent une incompréhension de l'interlocuteur qui permet à Jésus de préciser sa pensée et, de là, de développer sa doctrine[v 37]. Le but de l’évangile. Le quatrième évangile traite plus spécifiquement que les autres de la relation du rédempteur aux croyants, de l'annonce du Paraclet, assimilé à l'Esprit Saint, comme réconfort et comme défenseur. Jean est selon la Bible chrétienne, et comme son frère Jacques dit le Majeur, l'un des douze apôtres de Jésus-Christ. En posant le repas « avant la fête de Pâque »[v 35], et avançant les événements de vingt-quatre heures, le récit johannique « détruit le symbolisme sacrificiel proprement pascal »[78]. Vermes conclut de sa comparaison de cet évangile avec les synoptiques[68] que le texte — qui contribue à forger un nouveau visage de Jésus — ne saurait être reçu que par un auditoire n'ayant connu ni Jésus, ni ses disciples immédiats. C'est Jésus qui va incarner ce « Verbe divin » à la suite d'un prologue qui a pour objet de révéler la véritable identité du héros du récit qui va suivre[87]. un programme grand public, généraliste, de proximité. La raison de ce dernier effet,c’est que l’évangile de Jean présente la personne du Fils de Dieu,— le Fils de Dieu dans une position où il est descendu assez bas pourêtre dans le cas de dire : « Donne-moi à boire »… Raymond E. Brown propose l'hypothèse d'une reconstruction[43] couvrant la rédaction du quatrième évangile ainsi que les épîtres johanniques en quatre phases hypothétiques, au sein d'une communauté johannique traversée par différentes ruptures : Cette présentation de la composition de l'évangile - qui ne répond pas à l'identification précise de l'auteur - propose ainsi une théorie de l’« évangile primitif » et fait partie du triptyque de modèles de composition littéraire du quatrième évangile qui partagent les chercheurs[44]. Depuis la fin du XIXe siècle, la fiabilité de l’Évangile selon Jean comme source d'informations sur le Jésus historique est contestée. Le regard que selon Jean porte sur la « mère de Jésus » - qu'il ne nomme jamais Marie - est positif quand, dans les synoptiques, Jésus manifeste une réserve qui confine parfois à l'hostilité à l'égard de sa famille, y compris sa mère[77]. D'une manière générale, l’Évangile selon Jean se distingue par son charisme et son emphase spiritualisante. La plupart des spécialistes du Nouveau Testament s'accordent pour situer sa publication au début du IIe siècle, d'autant que l'épisode qui semble marquer une rupture entre judaïsme et christianisme[n 12] est difficilement envisageable avant la fin du Ier siècle[19]. Certains des ajouts du second éditeur donnent l'impression d'un double discours : on retrouve — parfois mot pour mot — des propos de Jésus déjà rapportés[94] : le réviseur a pu trouver dans la tradition des versions différentes des discours qu'il a ajoutées à des endroits appropriés afin qu'elles ne se perdent pas et bien que ce matériel soit redondant avec les versions du premier rédacteur, même si l'on trouve parfois un autre ton dans ce matériel répété[v 42]. On peut y voir une influence du discours divin de l'Ancien Testament, transmis à travers les prophètes de manière poétique, se singularisant par rapport à l'expression humaine plus prosaïque. Le choix du terme « logos » permet d'insister sur une expression de Dieu qui, dans le quatrième évangile, se manifeste comme une parole incarnée et intelligible[85] : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était tourné vers Dieu, et le Verbe était Dieu »[86]. En tout état de cause, Jean, fils de Zébédée, disparaît après la réunion de Jérusalem[v 13] et la distance temporelle qui sépare le compagnon de Jésus et le rédacteur de la fin du Ier siècle semble difficilement franchissable. Le lecteur d’un texte biblique bute souvent sur quantité de questions qui deviennent pour lui de vraies énigmes… The Gospel of John and Christian Theology. Il n'y a que peu d'indices qui permettent d'aider à la localisation de la rédaction du quatrième évangile. Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean. 36 RCF, RADIO CHRÉTIENNE FRANCOPHONE, UN RÉSEAU DE 64 RADIOS LOCALES. Dès l'origine, RCF porte l'ambition de diffuser un message d'espérance et de proposer au plus grand nombre une Et moi je ne le connaissais pas; mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a dit: Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et se reposer, c'est lui qui baptise dans l'Esprit-Saint. Après avoir vu les trois évangiles de Matthieu, Marc et Luc proposés par la liturgie année après année, nous terminons par l’évangile qui est lu pour les grandes fêtes : celui de Jean. Dans cette optique, la localisation syrienne ne vaudrait que pour la rédaction du corpus initial, les ajouts — ainsi que les épîtres johanniques — étant dès lors à situer dans la région d'Éphèse[7]. C'est un évangile théologique et anthropologique, qui nous parle de Dieu et de l'être humain. Language: french. Premièrement, mais sans que l'on puisse le déduire avec certitude, d'après l'évangile de Marc, Jean ne serait pas mort à Éphèse à un âge avancé mais précocement en martyr[v 11], peut-être avec son frère Jacques sous le règne d'Hérode Antipas[v 12]. directement si possédez déjà un compte RCF. Le « nouveau Moïse » apparaît même supérieur, qui affirme : « C'est de moi qu'il [Moïse] a écrit »[v 21]. Tenant de la réhabilitation de la théorie de témoins oculaires ayant directement connu Jésus, Richard Bauckham reprend l'hypothèse de la rédaction du quatrième évangile par le « disciple favori »[27] mais, bien qu'il ne lie pas ce dernier à l'apôtre Jean, ses hypothèses exégétiques et textuelles, qui soulèvent certaines difficultés[28] dont l'absence totale de mention de ce disciple dans les synoptiques[29], sont vivement débattues[30]. Cette question aurait perdu son caractère central selon Zumstein depuis la fin du XXe siècle car selon lui « le critère de l'apostolicité n'est plus déterminant dans l'évaluation de l'autorité théologique d'un récit néotestamentaire »[7]. L'unique écrit de Polycarpe dont nous disposons[36] est « muet(s) concernant sa prétendue connaissance du Zébédaïde »[37]. Cette semaine, la Foi prise au mot achève une série de quatre ans sur les quatre évangiles. continuez à utiliser ce dernier, nous considérerons que vous acceptez l'utilisation des cookies. C'est de la fin du IIe siècle que datent les premières traces de la tradition qui identifie le « disciple bien-aimé » avec le disciple Jean, l'un des Douze, frère de Jacques et fils de Zébédée[20] ainsi que son rattachement à Éphèse où, suivant cette tradition, il aurait vécu jusqu'à l'époque de l'empereur romain Trajan[15] et rédigé son évangile[19]. L’Evangile de Jean Auteur : Jean 21.20-24 décrit l’auteur comme « le disciple que Jésus aimait », et pour des raisons à la fois historiques et contextuelles, cette description s’attache à l’Apôtre Jean, un des fils de Zébédée (Luc 5.10). La troisième[n 11], propose un modèle d'« unité de la composition » et affirme, s'appuyant sur une analyse stylistique, que le texte serait le fait d'un seul auteur qui aurait retravaillé à diverses reprises son texte initial[44]. Quand Marie-Madeleine découvre le tombeau vide, elle court le dire au « disciple bien-aimé » et à Pierre. Au IVe siècle, Épiphane de Salamine (~315 - 403) rapporte que la secte des aloges attribuait le quatrième évangile au gnostique du IIe siècle Cérinthe et refusait de l'attribuer à Jean tout comme l’Apocalypse[39]. Évitant ainsi une possible démonstration de supériorité du Baptiste ; cf. On peut ainsi relever une série de particularités propres à l'évangile johannique, mais aussi un certain nombre de similarités avec les synoptiques[65]. Fruit d'une vraisemblable élaboration en milieux johanniques[60] mais écrit pour toute la communauté chrétienne (et pas simplement pour la communauté johannique)[61], le quatrième évangile se distingue singulièrement des évangiles synoptiques, proposant une structure, une vision et un objet propres qui ont souvent été étudiés[62]. Ces similitudes ont soulevé la question des rapports entre les textes. [J -F Astié] New York: Doubleday & Co. inscrivez-vous gratuitement Enfin la troisième hypothèse affirme que le quatrième évangile partage une tradition préévangélique avec Marc et que, vis-à-vis de Luc, soit il connaissait ce texte, soit il était familier de traditions rapportées plus tardivement dans le texte de Luc[71]. connectez-vous De la même manière, nous ne possédons pas d'éléments de Papias confirmant le rapport d'Eusèbe[38], que Papias aurait connu à la fois Jean l'apôtre et Jean le Presbytre. En ce qui concerne la datation, selon Clément d'Alexandrie, cité dans l’Histoire ecclésiastique d'Eusèbe, Jean aurait écrit son évangile comme un supplément aux trois autres évangiles, ce qui explique sa place classique dans le Nouveau Testament. Pages 922, 955. File: EPUB, 274 KB. La phase de la rédaction initiale par l'évangéliste, peut-être un disciple du disciple bien-aimé, plus hellénisé que ce dernier, vivant peut-être dans la diaspora. L'attribution de l'évangile à un Jean le Presbytre, cité par Papias et distinct du fils de Zébédée, a été défendue par plusieurs exégètes comme Jean Colson[21], Oscar Cullmann[22], François Le Quéré[23], Joseph A. Grassi[24], James H. Charlesworth[25], Xavier Léon-Dufour[26]. Il existe également des points de ressemblances avec les synoptiques qui figurent essentiellement dans les récits concernant le début du ministère et la rencontre avec Jean le Baptiste, ainsi que dans ceux mettant en scène la Passion et la découverte du tombeau vide[70]. L'évangile selon Jean entend montrer que Jésus est annoncé par l'Ancien Testament[v 14] et le compare aux grandes figures bibliques de la tradition juive[59], parfois de manière avantageuse, par exemple quand il est comparé à Abraham[v 15] ou à Jacob[v 16]. Si vous Le lecteur d’un texte biblique bute souvent sur quantité de questions qui deviennent pour lui de vraies énigmes… Marie-Elisabeth Dichamp interroge le père Jean-Marie Bouhans pour cerner les intentions de l’auteur du texte et nous conduire vers un chemin d’interprétation de ces énigmes et ces questionnements présents dans la Bible. Mais ce postulat n'est pas démontrable[n 9]. Une phase au cours de laquelle sont rédigées les, Une dernière phase, vers 100-110, au cours de laquelle le chapitre 21 et la, Je suis le pain de vie (6,35; 41; 48; 51), Je suis la résurrection et la vie (11,25), Je suis le chemin, la vérité et la vie (14,6). "The Gospel According to John (xiii-xxi)". In Bauckham, Richard; Mosser, Carl (eds.). Une autre théorie, issue de l'école anglo-saxonne[90], enracine le caractère hypostatique du Logos de Jean dans la tradition juive issue de Philon d'Alexandrie et de l'école néo-platonicienne d'Alexandrie[n 20]. Écoutez ce livre audio gratuitement avec l'offre d'essai. Barton, Stephen C. (2008). On retrouve également en écho bon nombre de passages des synoptiques dans le quatrième évangile mais le contexte et la visée y sont souvent tout autres. Ainsi, après la conclusion du chapitre 20[v 40], un chapitre 21[n 24] et une autre fin ont été ajoutés[v 41]. Certains chercheurs continuent cependant à voir une proximité entre le récit johannique et les productions issues de la gnose et expliquent, pour certains, cette proximité par l'hypothèse de sources communes d'inspiration de Jean et des gnostiques dans la littérature apocalyptique juive[82]. Aussi, c'est en cette qualité qu'il écrivit son Evangile, il… L'identification de l'auteur a longtemps cristallisé l'essentiel de la question johannique — attribuer la rédaction à l'apôtre Jean devait assurer le crédit du texte[n 4] —. S'il y a assez peu de ressemblances avec l'évangile de Matthieu[v 24], on trouve des similitudes avec l'évangile de Luc bien que celles-ci résident davantage dans les thèmes abordés que dans les formulations : ainsi, par exemple, les personnages de Marthe de Béthanie et sa sœur Marie de Béthanie, de leur frère Lazare ou de Anne, les trois « non coupables » de Pilate lors du procès[v 25], les apparitions à Jérusalem du Jésus ressuscité ou encore la pêche miraculeuse[70]. C'est seulement dans l'épilogue du texte, au chapitre 21, qu'il est question d'un « disciple bien-aimé » qui en serait l'auteur[7]. Il existe des parallèles stylistiques occasionnels et des ressemblances entre Jean et le gnosticisme mais la plupart des spécialistes actuels doutent que le quatrième évangile ait emprunté à ce dernier[57] ; en effet, comme le souligne Raymond E. Brown, « tous les indices d'un gnosticisme développé datent d'après la composition de Jean »[81]. Au long… « C’est ce disciple qui rend témoignage de ces choses, et qui les a écrites. Lors de la Cène, c'est le disciple bien-aimé, qui, « couché sur le sein de Jésus », lui demande qui va le trahir[v 1]. L'Évangile de saint Marc On y voit saint Marc écrivant son Évangile, en se basant sur l'enseignement de saint Pierre. L'évangile de Jean se concentre beaucoup plus que les autres sur la relation mystique qui unit le Père et le Fils. Les évangiles selon Matthieu, Marc et Luc suivent peu ou prou le même canevas événementiel et ne se distinguent que concernant le début et la fin de la vie de Jésus de Nazareth[63]. Ce prologue et cet épilogue encadrent le récit proprement dit, composé de deux grandes parties : respectivement la révélation du Christ devant le monde et la révélation du Christ devant ses disciples[4], que l'exégète Raymond E. Brown appelle le livre des Signes (ou miracles) et le livre de la Gloire[5],[6]. Cette dernière date correspondrait à la deuxième ou troisième génération de disciples après la mort de Jésus (vers 30), au sein d'un groupe de chrétiens appelé communauté johannique. Pendant longtemps une majorité des exégètes contemporains ont renoncé à attribuer cet évangile à un témoin oculaire - et particulièrement à Jean de Zébédée[12], depuis le début du XXIe siècle, mais un nombre croissant d'exégètes défendent l'hypothèse d'un lien entre le milieu de la rédaction de l'évangile et un ou plusieurs témoins oculaires des événements rapportés par le texte[8]. Commentaire de Saint Augustin sur l’Evangile de Saint Jean; Commentaire de Saint Augustin sur l’Evangile de Saint Jean.

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