»), [37] Florence Dupont, op. La frontière poreuse entre la politique réelle et la fiction politique, Jean-Louis JEANNELLE, Le Temps d’apprendre à vivre de Régis Debray : un Breviarum politicorum à l’âge de la médiologie, Marcel LEMONDE, Ancien juge d’instruction international, et Éric AVOCAT (Université d’Osaka), Le pas boiteux de la justice, Esther MARTIN, « Théorie et pratique du discours chez Cicéron : une dramaturgie du réel », in Dramaturgies du conseil et de la délibération, Actes de colloques et journées d’étude (ISSN 1775-4054), Dramaturgies du conseil et de la délibération, Philosophie, politique et rhétorique : l’héritage antique, Théorie et pratique du discours chez Cicéron : une dramaturgie du réel, http://ceredi.labos.univ-rouen.fr/public/?theorie-et-pratique-du-discours.html, Le conseil, naissance et élaboration de la notion dans l’Antiquité ; quelques enjeux contemporains, Dramaturgie du conseil et de la délibération dans le, Entre topique et matériau théâtral : le conseil dans la tragédie française au tournant des XVI, Favoris et conseillers sur la scène tragique du premier XVII, Confidents et conseillers du roi dans la tragédie du XVII, Héros et / ou orateur ? Cicéron, de imperio Pompei Le de imperio Cn.Pompei est le premier discours politique prononcé par Cicéron, le premier qu’il adresse, ainsi qu’il le souligne lui-même avec emphase dans l’exorde, depuis la tribune des harangues. On retrouve ce terme de uenustas un peu plus loin, associé à l’art de la plaisanterie [16]. »), [35] Ibid., II, 333 : « Atque haec in senatu minore apparatu agenda sunt ; sapiens enim est consilium multisque aliis dicendi reliquendus locus ; uitanda enim ingeni ostentationis suscipio. 7, et celui de Plutarque qui évoque ce que Cicéron devrait aux célèbres acteurs Roscius et Æsopus. Les tribunaux ont conservé un caractère populaire, même si pour les procès criminels, le jury se recrute parmi l’album sénatorial [ 32 ] : les procès sont … » (« De quel genre de beauté, de force, de pathétique, de quel mérite, je le demande, a manqué l’orateur qui osa, en terminant un discours, faire lever le devant de sa tunique et montrer aux juges sur sa poitrine les cicatrices de blessures toutes reçues à la tête des armées ? En 63 av. De Oratore, livre II, texte établi et traduit par E. Courbaud, Paris, Les Belles Lettres, « Collection des Universités de France », 1er tirage 1928. Voir aussi II, 115 ; II, 121 ; II, 128 ; II, 181. 2 Le fait judiciaire est abordé sous différents aspects chez Cicéron, qui correspondent à différents pans de son activité personnelle. Cicéron, Orator, XXXVI . J.-C car ils touchent à beaucoup de domaines (philosophie, politique, discours judiciaires etc.). Sans m’interdire d’associer les deux derniers ouvrages à cette enquête, je voudrais m’intéresser en particulier au De Oratore [3], qui est le premier ouvrage important consacré à l’art oratoire, et plus précisément à la figure de l’orateur idéal [4]. L’insistance sur la gestuelle de l’orateur, qui doit être « virile, déterminée », et se différencier de celle de l’acteur [27], précède l’introduction de la thématique du regard, qui appartient en propre à l’orateur, dans la mesure où les acteurs, eux, portent un masque. Citations de Cicéron. Cicéron l’apprend et dénonce Catilina en pleine séance du Sénat (sorte d’assemblée législative de l’époque). ») Voir également II, 188, 194 à 196. J.-C car ils touchent à beaucoup de domaines (philosophie, politique, discours judiciaires etc.). Ce qui ressort de ces évocations du public, c’est bien que le peuple, dans ses réunions informelles, sous la forme la moins maîtrisée, est le seul à pouvoir donner la mesure de l’efficacité dramaturgique. Son petit-fils Antoine, quelques décennies plus tard, y fera accrocher à son tour la tête et les mains de Cicéron, à qui il n’aura pas pardonné les Philippiques. Le discours politique et judiciaire se déploie selon trois espaces distincts : les tribunaux, les contiones et le Sénat. B ... Les cinq parties du discours de Cicéron. Antoine souligne qu’ici la pratique du droit civil n’a servi en rien à Crassus. Enfin, j’essaierai de montrer qu’il s’agit d’une dramaturgie du réel, où la vie même est mise en jeu. FANTHAM, Elaine, The Roman World of Cicero’s De Oratore, Oxford, Oxford University Press, 2004. Cicéron l’avait conçu comme un tout unique avant, neuf ans plus tard, d’y ajouter le Brutus, histoire de l’éloquence romaine, et l’Orator, dédié à Brutus et qui s’inscrit dans un débat esthétique dont il n’est pas question dans le De Oratore. Cicéron n’est pas à proprement parler un juriste : il est un orateur, le plus grand avocat de tous les temps. » (« Instruire est un devoir, charmer nous fait honneur, émouvoir est nécessaire. Le discours politique stricto sensu se déploie dans les contiones et au Sénat. Voir le Dictionnaire des antiquités grecques et romaines de C. Daremberg et E. Saglio, Paris, 1877 et aussi Claude Nicolet, Le Métier de citoyen dans la Rome républicaine, Paris, Gallimard, 1976, deuxième édition revue et corrigée, p. 386 à 391. Depuis longtemps, on a souligné les points de rapprochement entre théâtre et parole judiciaire ou politique, telle Françoise Desbordes, en particulier dans l’introduction à sa traduction de Quintilien [6] : « La tribune et la scène offrent des spectacles interchangeables. L’orateur utilise alors des notions comme le … C’est à l’homme sage, à l’homme de bien, à l’homme éloquent qu’il appartient d’exposer son avis sur les affaires les plus graves […]. DUPONT, Florence, L’Orateur sans visage, Essai sur l’acteur romain et son masque, Paris, PUF, 2000. Voir aussi Brutus, 50, 185 ; 80, 27. Crassus rapporte une anecdote selon laquelle l’orateur Eschine (dont on peut rappeler qu’il fut acteur avant de devenir orateur) avait lu aux habitants de Rhodes un discours qu’il avait prononcé contre Démosthène, qui lui avait valu des compliments, et le lendemain avait lu le discours – réponse de Démosthène, qui suscita l’admiration. Enfin, le genre judiciaire renvoie à un discours qui a pour objet de défendre ou d’accuser. Orat. Conseil et délibération dans le dernier acte d’Horace de Pierre Corneille, Myriam DUFOUR-MAÎTRE, Délibérer, dialoguer, décider dans les tragédies tardives de Corneille, Tomoko TAKASE, Le « théâtre de famille » de Madame de Staël après 1800 : une dramaturgie du for intérieur, Filippo BRUSCHI, Wagner et Mallarmé : deux hypothèses pour un théâtre de la cité, Antoine MUIKILU NDAYE, Conseil dans Pas de feu pour les antilopes de Norbert Mikanza et concertation dans Ton combat, femme noire de Katende Katsh, Célia BUSSI, Le théâtre de narration, un espace privilégié de la délibération, Milagros TORRES, Doute, conseil et dramatisation dans El Conde Lucanor, de Don Juan Manuel : le « sucre » et l’ordre, Gérard MILHE POUTINGON, Panurge le décalé. Les discours de Cicéron, ainsi que ses autres ouvrages, ont été de bonne heure l'objet de commentaires, historiques et philologiques, dont une partie nous est parvenue. À ce titre, nous avons pu étudier l’importance accordée par Cicéron à l’histoire dans sa définition de l’orateur et la place réservée à cette discipline dans la pratique de l’éloquence. Le discours judiciaire, destiné au public averti du tribunal, constitue l'un des trois genres de la rhétorique à côté du genre délibératif et du genre démonstratif. Les tribunaux ont conservé un caractère populaire, même si pour les procès criminels, le jury se recrute parmi l’album sénatorial [32] : les procès sont publics, et les amis, les proches, les curieux se pressent pour assister aux grands procès [33]. MICHEL, Alain, Rhétorique et Philosophie chez Cicéron, Paris, PUF, 1963. Depuis longtemps, on cite le texte des Saturnales de Macrobe, qui montre Cicéron s’entraînant aux côtés du célèbre comédien Roscius [7], et celui de Plutarque qui évoque ce que Cicéron devrait aux célèbres acteurs Roscius et Æsopus [8]. La fréquence des allusions au théâtre dans le De Oratore, telle qu’entrevue dans l’introduction, semble bien nous autoriser à employer le terme de « dramaturgie ». [3] De Oratore, texte établi et traduit par E. Courbaud, Paris, Les Belles Lettres, « Collection des Universités de France », 1985. Cicéron dénonçant Catilina (CC Perkins, Bridgeman Art Library). Jean-Michel David, «Maiorum exem'pla sequi» : l'«exemplum» historique dans les discours judiciaires de Cicéron, p. 67-86. Dans sa réflexion théorique, comme dans son activité pratique et son action politique, il a cherché à construire le droit sur la justice, en orientant le droit vers des fins morales. Ses discours politiques et judiciaires manquent souvent de solidité et de précision. En 63 avant Jésus-Christ, Cicéron est consul de Rome. Comme dans tout bon traité de rhétorique, Cicéron prend soin de nous rappeler par l’intermédiaire d’Antoine les trois piliers de l’éloquence politique : probare, delectare, mouere. Accueil du site > Actes de colloques et journées d’étude (ISSN 1775-4054) > Dramaturgies du conseil et de la délibération > Philosophie, politique et rhétorique : l’héritage antique > Théorie et pratique du discours chez Cicéron : une dramaturgie du (...). Composés en cinq parties, ce sont autant de pamphlets retraçant la carrière du préteur. Son ami Atticus fut pour lui un éditeur zélé; son affranchi Tiron publia des extraits et des résumés de ses discours, à ce que nous apprend Quintilien (X, 7, 31). Il est question d’une affaire gagnée par Crassus contre Scaeuola, grâce à l’humour. 2 Le fait judiciaire est abordé sous différents aspects chez Cicéron, qui correspondent à différents pans de son activité personnelle. Jean-Louis Ferrary, Cicéron et la loi judiciaire de Cotta (70 av. Pro Sestio, texte établi et traduit par J. Cousin, Paris, Les Belles Lettres, « Collection des Universités de France », 1965. Ce procès resta célèbre par les mouvements d’émotion déclenchés par Antoine et qui sont décrits ici. [21] Ibid., II, 194-196 (traduction personnelle). Comme évoqué ci-dessus, cette dramaturgie emprunte au théâtre et s’oppose à lui. Comment traiter les parties du discours. Je me propose d’analyser ensuite, à travers le prisme du De Oratore et des exemples concrets qui y sont développés, les caractéristiques de la dramaturgie de l’éloquence. Les plaidoiries composées à l'occasion de procès s'intitulent Pro xxx ou In xxx, le nom xxx étant le nom de la partie représentée par Cicéron (Pro) ou de la partie adverse (In). Pour Cicéron, l'exemplum appartient à la fois au champ du probare et à celui du movere. AUVRAY-ASSAYAS, Clara, Cicéron, Paris, Belles Lettres, 2006. Cela n’est pas anodin. Choisissez deux discours et répondez aux questions qui portent sur chacun des deux discours choisis. Le discours judiciaire, destiné au public averti du tribunal, constitue l'un des trois genres de la rhétorique à côté du genre délibératif et du genre démonstratif. La vérité sur l’orateur nous est livrée par le résultat de son discours, son degré d’efficacité. DUPONT, Florence, Le Théâtre latin, édition revue et corrigée, Paris, Armand Colin, 1999. cit., p. 8-11, et particulièrement p. 10 : « les statuts énonciatifs de la parole théâtrale, ludique, et de la parole éloquente, sérieuse, sont à Rome rigoureusement disjoints, dans l’espace et dans les mœurs. Cicéron (en latin Marcus Tullius Cicero), né le 3 janvier 106 av. Ce n’est pas l’agencement précis des mots, la qualité littéraire qui sont l’indice de l’efficacité de la parole : c’est le fait de constater par ses sens l’effet produit sur l’auditoire. On peut supposer que l’entrée de Catilina dans la Sénat a été accueillie par des signes de répulsion et de mépris des sénateurs ; L’introduction (l’entrée en matière + le sujet + le sommaire) - Nature du texte : c’est un discours judiciaire, une violente accusation. 7, et celui de Plutarque qui évoque ce que Cicéron devrait aux célèbres acteurs Roscius et Æsopus. Cicéron {Inu. Il existe clairement des domaines communs au théâtre et à l’éloquence politique : au livre III du De Oratore, lorsque Crassus explicite l’actio, il prend toujours soin de nuancer et de souligner la différence avec le théâtre, mais les exemples qu’il donne des paragraphes 217 à 219, pour évoquer le ton de la voix, ne sont que des exemples de théâtre. Enfin, les discours prononcés devant ces quaestiones, au-delà de la seule joute oratoire, sont les lieux d'une véritable réflexion exégétique sur la nature des différents crimina. Eschine répondit alors que l’admiration eût été plus grande si Démosthène lui-même avait prononcé le discours : « Il indiqua assez par là tout ce que comportait l’action (actio), puisqu’il pensait qu’un même discours changerait si on en changeait l’interprète (actore mutato)  ». Le jeune orateur vit au cours de la plaidoirie d’Antoine la cause qu’il croyait facilement gagnée lui échapper. Antoine explique l’argumentation qu’il a suivie, défendant même le principe de la sédition en se fondant sur l’histoire romaine, puis en attaquant l’accusé (De Oratore, II, 199). Nam et sapientis et consilium explicare suum de maximis rebus et honesti et diserti  » (« Cependant, conseiller ou déconseiller une mesure me paraît exiger que l’orateur soit une personne d’une importance considérable. [42] De Oratore, éd. C’est un point que Cicéron développe plus largement dans le Brutus : La finalité de la dramaturgie du conseil et de la délibération, c’est la triade « prouver / charmer / émouvoir » («  probare / delectare / mouere  »). (ISSN 1775-4054)", n° 16, 2016. Elle livre la nature de l’orateur lui-même. Mais il semble excessif de dire que l’actio ne saurait concerner que les orateurs, et qu’il n’y a là aucun point de contact possible entre acteurs et orateurs. L’émotion n’est pas feinte, ce qui se traduit assez bien dans la métaphore de la flamme employée par Antoine à propos de Crassus : Ne prenons pas pour une clause de style cette inscription dans le réel et l’authenticité. Une erreur s'est produite, veuillez ré-essayer. premier discours contre l. catilina, prononcÉ dans le sÉnat [10] Augustin, Cité de Dieu, 2, 13, cité par Cicéron dans le De Republica, IV, 13, traduction d’Esther Bréguet, Paris, Belles Lettres, « Collection des Universités de France », 1989. L’emploi du mot « actor  », associé à « actio  », mais utilisé à propos de deux maîtres d’éloquence de la stature d’Eschine et de Démosthène nous indique assez clairement que le rapprochement entre acteur et orateur, entre théâtre et éloquence, est possible, en particulier à propos de l’actio, dans la limite de leurs différences. Impossible donc de ne pas associer l’activité judiciaire et politique à une théâtralisation de la parole. Sans parler de ses ouvrages poétiques, nous avons conservé de lui des discours, des travaux de rhétorique, des traités de philosophie et des lettres. [11] Florence Dupont, L’Orateur sans visage. De Oratore, livre III, texte établi par H. Bornecque et traduit par E. Courbaud et H. Bornecque, Paris, les Belles Lettres, « Collection des Universités de France », 1er tirage 1930. DUPONT, Florence, L’Acteur-roi, ou le Théâtre dans la Rome antique, Paris, les Belles Lettres, 1985. > J.-C.). 8. Pourtant, le monde des acteurs et celui de l’art oratoire sont extrêmement différents : au livre IV du De Republica, composé un an après le De Oratore, Cicéron évoque le théâtre dans la cité, par l’intermédiaire de Scipion (texte corrompu, dont on connaît seulement certains extraits). [43] Ibid., III, 214, (traduction personnelle). Ainsi donc, le théâtre, dans son écriture, sa mise en scène, son jeu, est un instrument pour mieux penser la théorie de l’art oratoire. cit., p. 497-501, p. 498 : « Le procès romain ne s’est jamais dépouillé du caractère du combat rituel et spectaculaire que toute litigation avait possédé depuis les origines : c’était, au sens propre, une action, c’est-à-dire un vaste spectacle qui, dans toutes ses phases, se prêtait admirablement à une gesticulation et une mise en scène, qui supposait par définition un public. Il déjoue une conspiration qui devait renverser la république et instaurer une tyrannie. [16] Ibid., I, 243. NICOLET, Claude, Le Métier de citoyen dans la Rome républicaine, Paris, Gallimard, 1976 (seconde édition revue et corrigée). La guerre civile relevant du non-sens politique, Cicéron en déplace l’analyse et … Cicéron, dans son évocation de la mort de Crassus, retranscrit même au discours direct le défi lancé au consul Philippe : Il relate ensuite le malaise physique ressenti par l’orateur, la fièvre, et sa mort une semaine plus tard [48]. Ils n’ont pas grand-chose à envier aux orateurs de l’antiquité, qui ont été leurs modèles. Mais il est en même temps un philosophe. formation, b. Par ailleurs, ce lien est confirmé par la lecture de deux passages du De Oratore : Le paragraphe 102 du livre III du De Oratore tout d’abord est sans équivoque : Le mot actio est employé de façon naturelle, sans la moindre précaution oratoire pour désigner le travail de l’acteur. », [34] Voir De Oratore, éd. En près de quarante ans, Cicéron prononce environ cent cinquante discours. Cette ascension spectaculaire, Cicéron la doit au patronage judiciaire qu’il a exercé avec succès, en assistant de son éloquence et de sa science du droit les clients qui recouraient à ses compétences au cours des multiples procès qui jalonnent l’histoire sociale et politique de la Rome tardo-républicaine. Ils se répartissent en discours judiciaires et en harangues politiques … [17] De Oratore, éd. »). Antoine l’affirme, le mouvement pathétique qui lui a fait déchirer la tunique de Manius Aquilius n’est pas technique («  non arte  »), mais traduit une émotion authentique («  motu magno animi ac dolore [44]  »). Il y a aussi Andocide et Isée. xix. Parmi les trois genres de discours distingués par Aristote (que sont le discours judiciaire, le discours démonstratif et le discours délibératif, lire l’article Aristote, premier grand théoricien de la rhétorique), Cicéron s’attache avant tout au genre judiciaire, forme d’éloquence qu’il a … J.-C.) Sans parler de ses ouvrages poétiques, nous avons conservé de lui des discours, des travaux de rhétorique, des traités de philosophie et des lettres. Celui-ci avait accusé de Maiestate (atteinte à la souveraineté de l’État) Quintus Seruilius Caepio, parce qu’il avait pillé un temple lors d’une expédition militaire [23]. B Les rhéteurs romains . Elle démontre que les acteurs ne peuvent constituer des références valorisantes pour les orateurs, et affirme qu’associer acteurs et orateurs à travers l’actio, la mise en œuvre physique du discours, est une « erreur étymologique [11] ». Dans sa réflexion théorique, comme dans son activité pratique et son action politique, il a cherché à construire le droit sur la justice, en orientant le droit vers des fins morales. Habitué du forum [Lettres lycée] A la recherche d'un discours judiciaire pour une séquence sur l'argumentation. [12] Guillaume Navaud, Persona. Du prétoire au sommet : le temps du Macrobe, qui montre Cicéron s’entraînant aux côtés du célèbre comédien Roscius. Des critiques modernes ont pu parler d’une « apologie personnelle », d’un Pro M. Tullio [7]. [20] Ibid., II, 124 : Crassus : « Quod enim ornamentum, quae uis animus, quae dignitas illi oratori defuit, qui in causa peroranda non dubitauit excitare reum consularem et eius diloricare tunicam et iudicibus cicatrices aduersas senis imperatoris ostendere ? Beaucoup de judiciaires, mais aussi à résonnement politique. Jean-Michel David, «Maiorum exem'pla sequi» : l'«exemplum» historique dans les discours judiciaires de Ciceron, p. 67-86. C’est bien là l’engagement du métier d’orateur à l’époque cicéronienne. Mais il est en même temps un philosophe. » (« Et ces discours doivent être menés avec moins de recherche au Sénat ; en effet, c’est une assemblée pleine de sagesse, et il faut laisser la parole à beaucoup d’autres, il faut même éviter de vouloir trop montrer son talent. Nonobstant l’énergie physique qu’il lui fallait déployer pour être efficace, nonobstant le travail immense que Cicéron assigne à l’orateur dans son dialogue, notre auteur est bien placé pour mesurer l’engagement et les risques encourus dans cette voie d’excellence civique : l’évocation de Caius Gracchus est une illustration saisissante de ce que j’ai proposé d’appeler la dramaturgie du réel. Elle se décline également dans ses manifestations civiques, comme le triomphe des généraux, la pompa des jeux publics, mais aussi les funérailles des grandes familles, avec la présence d’acteurs portant les masques des ancêtres, et de l’orateur familial qui prononce devant la foule l’éloge funèbre. L’exorde sera modeste ; sans être encore enflammé par l’emploi d’un vocabulaire noble, il sera d’une simplicité pénétrante, semé de traits visant à se faire valoir ou à discréditer la partie adverse. Or Crassus n’oppose pas les deux termes, lorsqu’au livre I du De Oratore il évoque le travail sur les arguments et dit qu’après les avoir trouvés et disposés, il faut « finalement les mettre en œuvre avec dignité et grâce – dignitate et uenustate [15] ».

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